La porte est coulissante. Tu t’y prendras maladroitement
pour l’ouvrir, mais tu recevras l’absolution
instantanée de la prêtresse de ce temple
botanique, Daniella, adorable sourire de future connivence,
qui d’emblée t’aura convaincu(e) de
l’urgence du bonheur par les fleurs et de l’apaisement
fondamental par les choses de nature.
Peut-être y aura-t-il aussi Katharina, la mère,
et cet autre sourire de bienvenue sera comme un écho
d’âge à l’irrésistible
jeunesse de leur projet complice.
Le magasin est un bonheur pour tous les sens. La poésie
y trouvera tous les motifs.
Un seul conseil : ne regrette pas
de t’y perdre l’espace d’un rêve
multicolore, car ce songe est mieux qu’une thérapie,
plus efficient qu’une panacée ; cette évasion,
qui est aussi une invasion, ramène au plus intime
de la joie d’exister. |